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Agenda du 123

Actualités de l'ASBL

Cloitre du Gésù

Après avoir longuement cherché un bâtiment vide propice à nos objectifs, le Cloître du Gésù fut occupé le 1er avril. Le moment et la manière dont le lieu fut occupé ne pouvaient pas être symbolique. Les occupants de l’hôtel Tagawa étaient à la même époque sommés d’évacuer l’hôtel sur décision judiciaire. N’ayant pas trouvé de lieu adéquat pour le Ministère de la Crise du Logement, ils avaient sans grand enthousiasme décidé d’occuper un bâtiment industriel vide situé à Laeken. Le même jour, le Front Commun des SDF menait une action devant les locaux de l’hébergement hivernal du CASU, qui était fermé le jour, parce que l’hiver était terminé. Chez Nous, 321 Logements et le RBDH étaient venus soutenir l’action. durant l’action, un sympathisant nous a fait remarquer qu’un grand bâtiment était inoccupé, le Cloître du Gésù à Saint-Josse.

Le soir même, les premiers occupants investissaient le cloîtré inoccupé. Rapidement, le bâtiment fut occupé par une quarantaine de personnes. Il s’agissait des habitants qui, avec le soutien de quelques associations, avaient lancé le projet d’habitat collectif. Au même moment, une action en faveur du droit à l’habitat était menée par quelques associations telles que le RBDH, Chez Nous, Bonnevie, le Front Commun des SDF, l’Autre Lieu et l’UDEP, avec le soutien et l’aide d’une grande partie des habitants. Le bâtiment situé près du Botanique à Saint-Josse, se prêtait à merveille à une telle initiative. Un lieu presque idyllique, au cœur de la ville, en bon état, construit à l’origine pour abriter un projet d’habitat collectif (un cloître pour Jésuites), disposant de grands espaces idéaux pour des activités publiques. Par ailleurs, ce lieu était hautement symbolique. Le propriétaire du bâtiment, l’ordre des Jésuites, voulait le vendre à un promoteur pour en faire un hôtel de luxe. Le bâtiment était vide depuis plus d’un an et l’église adjacente depuis presque vingt ans.

En avril et en mai 2007, les habitants se sont mis au travail. Ils se sont organisés, ont mis au point les modalités de leur cohabitation et ont accueilli de nouveaux habitants… Une série de débats autour du droit à l’habitat a été organisée à chaque fois sous l’angle des actions que l’on pourrait mener. Les thèmes abordés étaient notamment : le droit à l’occupation de bâtiments vices, l’habitat collectif, les problèmes de logement pour les familles nombreuses. Entretemps, le combat mené s’est surtout porté sur le droit de rester dans le bâtiment. Au cours des premiers jours de l’occupation, beaucoup de choses ont été réalisées. Diverses organisations ont appris à se connaître, des gens aux parcours parfois très différents ont commencé à travailler ensemble. Des Bruxellois ont également soutenu l’occupation. Ce soutien s’est également manifesté le jour de l’occupation. Les habitants se sont opposés à l’éviction et ont installé pour la nuit un campement dans le parc du Botanique. Le lendemain matin, un nouveau bâtiment (le 123 rue Royale) était occupé.